Bollinger
Robe or profond aux reflets dorés, animée d’une effervescence d’une grande finesse. Le nez, gourmand, s’ouvre sur la pâte d’amande, puis sur des notes compotées d’abricot, de miel et de mie de pain, relevées d’une bergamote très fraîche. En bouche, l’effervescence est riche : la mirabelle et la…
LES CUVÉES DE LA MAISON BOLLINGERL'avis des experts
La structure de ce champagne
LA DÉGUSTATION
Robe or profond aux reflets dorés, animée d’une effervescence d’une grande finesse. Le nez, gourmand, s’ouvre sur la pâte d’amande, puis sur des notes compotées d’abricot, de miel et de mie de pain, relevées d’une bergamote très fraîche. En bouche, l’effervescence est riche : la mirabelle et la pêche de vigne s’installent avant que les agrumes ne relancent la tension. La finale, saline et persistante, s’achève sur une noisette généreuse, presque croquante. Quatorze années sur lies, et pourtant cette fraîcheur intacte — c’est toute la signature du dégorgement récent.
La composition

Terroirs
Assemblage de 71 % de pinot noir et 29 % de chardonnay, puisé dans 18 grands et premiers crus : Aÿ et Verzenay pour le pinot noir, Le Mesnil-sur-Oger et Cramant pour le chardonnay. La fermentation est intégralement conduite en fûts de chêne, comme le veut la signature de la maison. Le vin repose ensuite quatorze années sur ses lies dans les caves d’Aÿ, avant un remuage et un dégorgement effectués à la main. Dosé à 3 g/L seulement — extra brut —, il est mis en marché quelques mois à peine après son dégorgement : c’est tout le principe du R.D. À servir à 12 °C pour suivre l’évolution des arômes dans le verre.
À propos de cette maison
Fondée en 1829 à Aÿ, Bollinger est l’une des rares grandes maisons champenoises encore dirigée par des membres de la famille fondatrice. Son style, résolument ancré sur le pinot noir et l’élevage en fût, lui confère une singularité immédiatement identifiable dans l’univers du Champagne. La Maison perpétue des méthodes artisanales rarissimes : fermentation en petits fûts de chêne anciens, remuage et dégorgement à la main, bouchage sous liège naturel pendant le vieillissement sur lies.
R.D. signifie « Récemment Dégorgé », et c’est une marque déposée par la maison. L’idée revient à Madame Lily Bollinger : en 1967, elle décide de commercialiser un vieux millésime — le 1952 — tout juste dégorgé et dosé en extra brut, à rebours des usages de l’époque. Le dégorgement tardif garde au vin une fraîcheur que les longues années de cave n’émoussent pas, et chaque R.D. n’est produit que dans les millésimes qui le méritent. Le 2008, année d’une acidité rare en Champagne, en est l’une des expressions les plus abouties : Parker lui accorde 98/100, James Suckling 99/100, Wine Spectator et Decanter 97/100.
L'accord parfait
Entrée
La finale saline du R.D. et la nervosité que lui laisse son dégorgement récent répondent à l’iode des huîtres sans jamais la couvrir.
Plat
L’accord signé par la maison : la noisette qui prolonge la finale du vin se retrouve dans la Saint-Jacques juste snackée, à peine dorée.
Fromage
Un vieux gruyère ou un fromage de brebis affiné rejoignent les notes de mie de pain et d’amande nées des quatorze années sur lies.
Autres champagnes
de la maison Bollinger
