Pol Roger
Robe dorée brillante, traversée de bulles délicates qui trahissent le long séjour de la bouteille dans les caves les plus profondes de la maison. Le nez, équilibré, se montre encore réservé mais déjà d’un beau poli : fleurs blanches, agrumes et abricot sec s’y mêlent au tabac blond et à des épices…
LES CUVÉES DE LA MAISON POL ROGERL'avis des experts
La structure de ce champagne
LA DÉGUSTATION
Robe dorée brillante, traversée de bulles délicates qui trahissent le long séjour de la bouteille dans les caves les plus profondes de la maison. Le nez, équilibré, se montre encore réservé mais déjà d’un beau poli : fleurs blanches, agrumes et abricot sec s’y mêlent au tabac blond et à des épices douces légèrement poivrées. En bouche, le vin est net, d’une fraîcheur vibrante ; minéralité et tension s’entrelacent dans une structure à la fois complexe et élégante, à la construction énergique et raffinée. L’orange sanguine et les notes pâtissières y sont relevées d’une pointe de framboise fraîche, avant une finale longue, généreuse et pleine de promesses.
La composition

Terroirs
Composée exclusivement de raisins issus de vignobles classés grands crus, la cuvée fait dominer le pinot noir — pour la charpente, l’ampleur et la fermeté — que le chardonnay vient éclairer de son élégance et de sa finesse. Le moût subit deux débourbages, l’un au pressoir juste après le pressurage, l’autre à froid en cuve inox à 6 °C pendant vingt-quatre heures. La fermentation, lente, se déroule sous 18 °C en inox, chaque cépage et chaque village vinifiés séparément, avant une fermentation malolactique intégrale. La prise de mousse a lieu en bouteille à 9 °C dans les caves les plus profondes de Pol Roger, à 33 mètres sous le niveau de la rue, où le vin repose jusqu’au remuage — encore effectué à la main, une rareté en Champagne aujourd’hui.
À propos de cette maison
Fondée en 1849 à Épernay, la Maison Pol Roger est l’une des rares grandes maisons de Champagne demeurée indépendante et familiale. Ses caves comptent parmi les plus profondes de la région — 33 mètres sous la rue — et c’est à leur fraîcheur constante que ses vins doivent cette mousse fine et persistante qui fait sa signature, tout comme au remuage manuel qu’elle continue de pratiquer.
L’amitié entre Winston Churchill et la maison est entrée dans la légende : le Premier ministre britannique fit de ce champagne sa boisson de prédilection et en commandait chaque année. La cuvée qui porte son nom, née avec le millésime 1975, cherche à retrouver ce qu’il attendait d’un grand champagne — une structure ferme, un corps généreux et une belle maturité. Son assemblage exact reste un secret jalousement gardé par la famille Pol-Roger ; on sait seulement qu’il ne repose que sur des grands crus. Produite en très petites quantités et seulement dans les plus grandes années, elle revient ici avec le 2018, premier millésime depuis le 2015. « Mes goûts sont simples : je me contente aisément du meilleur. »
L'accord parfait
Apéritif
La bulle délicate et la fraîcheur vibrante du 2018 allègent la pâte à choux tiède des gougères, dont la richesse fromagère appelle l’ampleur du pinot noir.
Entrée
Face au gras soyeux du foie gras, la tension minérale et les notes d’agrumes et d’abricot sec de la cuvée jouent le contrepoint et relancent chaque bouchée.
Plat
Le tabac blond et les épices douces du Sir Winston Churchill épousent le parfum terreux de la truffe : l’accord de grande table par excellence.
Autres champagnes
de la maison Pol Roger
