Comment est élaboré le champagne rosé ?
Tout savoir sur le champagne rosé
Le champagne rosé s'élabore de deux façons : par assemblage, en ajoutant un peu de vin rouge de Champagne à un vin blanc, ou par saignée, en laissant macérer quelques heures le jus avec la peau des raisins noirs. Pépites en Champagne vous explique les deux méthodes et ce qu'elles changent dans le verre.
Les cépages du champagne rosé
Comme tous les champagnes, le rosé naît de trois cépages principaux : deux raisins noirs à jus blanc, le pinot noir et le meunier, et un raisin blanc, le chardonnay. Sa couleur vient toujours des raisins noirs : c'est leur peau qui colore le vin, soit directement par macération, soit par l'ajout de vin rouge.
Chaque cépage apporte sa part :
– le pinot noir donne au vin sa structure, sa puissance et ses arômes de fruits rouges ;
– le meunier apporte de la rondeur et des notes de fruits mûrs ;
– le chardonnay, quand il entre dans l'assemblage, ajoute de la fraîcheur et de la finesse.
Selon la méthode et la part de chaque cépage, la teinte va du rose pâle, presque saumon, au rose soutenu, et le goût de la vivacité des agrumes à la gourmandise des fruits rouges. Découvrez nos champagnes rosés.
Le rosé d'assemblage
C'est la méthode la plus répandue. On assemble des vins blancs de Champagne avec une petite proportion de vin rouge tranquille, lui aussi produit en Champagne, généralement entre 5 et 20 %. Le vin blanc reste donc largement majoritaire. La Champagne est la seule appellation française autorisée à élaborer un rosé en mêlant vin rouge et vin blanc. Cette méthode permet de régler précisément la couleur d'une année sur l'autre ; elle donne des rosés frais et élégants, souvent saumonés, aux notes d'agrumes et de petits fruits rouges.
Le champagne rosé de saignée
L'élaboration d'un champagne rosé de saignée est plus délicate. On laisse le jus des raisins noirs au contact de leur peau, de quelques heures à deux ou trois jours, puis on « saigne » la cuve pour récupérer un jus déjà coloré. La durée idéale change chaque année selon la maturité des raisins : c'est tout l'art du chef de cave. Ces rosés sont plus vineux, d'une couleur plus profonde, avec des arômes de fruits rouges plus intenses. Ils sont issus de pinot noir ou de meunier, et se prêtent bien aux accords avec un repas.
Le champagne rosé est-il plus sucré ?
Non, pas forcément. Comme les autres champagnes, le rosé reçoit après le dégorgement une petite dose de liqueur, un mélange de vin et de sucre : c'est le dosage. C'est lui qui fixe le niveau de sucre, et un rosé peut être brut nature comme demi-sec. La grande majorité des rosés sont bruts, donc peu sucrés.
Brut nature : moins de 3 g de sucre par litre, sans sucre ajouté.
Extra brut : entre 0 et 6 g de sucre par litre.
Brut : moins de 12 g de sucre par litre.
Extra sec : entre 12 et 17 g de sucre par litre.
Sec : entre 17 et 32 g de sucre par litre.
Demi-sec : entre 32 et 50 g de sucre par litre.
Doux : plus de 50 g de sucre par litre.
